En tant qu’entreprise de services, l’activité d’Air France – KLM est liée en grande partie à ses achats qui représentent un montant d’environ 13 milliards d’euros par an mais qui a baissé en 2020 du fait de la crise de la Covid-19. Les achats de carburant pèsent pour près de 40 % de ces dépenses. Viennent ensuite les achats de maintenance des avions et équipements, de redevances aéroportuaires et de navigation, et de prestations de services aéroportuaires.

L’investissement dans d’autres projets sur la connaissance et la conservation de la biodiversité contribue également à comprendre le dilemme associé aux services écosystémiques comme à la production des biocarburants durables. Si certains types de biocarburants destinés au transport routier peuvent avoir un impact négatif sur la biodiversité, le groupe Air France - KLM veut garantir l’utilisation de carburants aéronautiques durables qui ont l’impact le plus faible sur l’approvisionnement en nourriture, la biodiversité et un impact positif sur le développement local.

 

Au travers de nos achats et de leurs impacts sur les territoires et autres secteurs, nous apportons une contribution significative aux économies régionales et nationales et soutenons le savoir-faire des entreprises locales :

  • Achats Air France en France : 1,65 milliard d’euros, dont plus de 400 millions d’euros d’achat dans les régions
  • Achats KLM aux Pays-Bas : 1,1 milliard d’euros.

NOTRE STRATÉGIE D’ACHATS RESPONSABLES

Compte tenu de la part importante des dépenses externes dans les recettes totales, l’optimisation, l’innovation et l’intégration de la responsabilité sociétale dans la chaîne d’approvisionnement sont prioritaires pour le Groupe et participent à améliorer la rentabilité de l’entreprise. Depuis plusieurs années, notre politique d’achats responsables vise à inscrire les principes de responsabilité sociétale dans nos relations avec nos fournisseurs, en renforçant la maîtrise des risques éthiques, sociaux, environnementaux et de la supply chain.

Le processus achats est mis en œuvre de la façon suivante :

  • L’acheteur transmet au fournisseur un « questionnaire fournisseur » qui aborde différents thèmes tels que la sécurité, la gestion environnementale et la politique sociale.
  • Le fournisseur est invité à signer la charte de développement durable Achats fondée sur les principes du Global Compact des Nations Unies ou à fournir un document équivalent qui pourra être validé après analyse. Depuis 2015, cette charte est complétée par un « code de conduite des fournisseurs ». Chaque année, nous mesurons le taux de fournisseurs ayant signé la charte de développement durable. En 2020, ce taux s’élevait à 53 %. En 2021, le groupe s’est fixé pour objectif d’atteindre 75 %.
  • Les appels d’offres intègrent, dans de nombreux cas, des critères permettant d’évaluer l’impact environnemental du produit ou service. Ce dernier est pris en compte lors de l’évaluation des offres fournisseurs. Il fait partie intégrante de l’évaluation du coût de possession et de l’analyse du cycle de vie.
  • Le contrat fournisseur comporte une clause éthique et environnementale selon les produits et services concernés.

Afin de compléter le dispositif existant, les Achats travaillent avec la société EcoVadis dont l’activité est d’évaluer les performances des fournisseurs en matière de responsabilité sociétale d’entreprise.

La cartographie des risques prend en compte les différents secteurs d’achats et le pays d’implantation du fournisseur. Elle intervient au début du processus d’achats :

  • Les acheteurs doivent systématiquement vérifier le positionnement de chaque fournisseur sur la cartographie des risques.
  • En cas de risque « fort » ou « sévère », les fournisseurs sont contactés pour être évalués par EcoVadis ou par un organisme équivalent sur quatre thèmes : environnement, social, éthique et achats responsables (tel que définis dans le système – EcoVadis)
  • Il existe six niveaux de risque. Si le niveau de risque du fournisseur est inférieur à « risque fort », le fournisseur est encouragé à se faire évaluer. Ce dernier peut ensuite partager son score avec d’autres entreprises, ce qui peut devenir un avantage concurrentiel lors d’appels d’offres et de signatures de contrats.
  • À la suite de cette évaluation, les fournisseurs qui n’ont pas atteint un niveau acceptable devront mettre en place des actions correctives pour répondre aux attentes de la Direction des Achats.

En 2020, le nombre de fournisseurs évalués par EcoVadis ou équivalent a été de 262. Par ailleurs, dans une démarche d’amélioration continue, en 2021, Air France – KLM a pour objectif d’évaluer 100 fournisseurs supplémentaires.

IMPLIQUER LES ACHETEURS

Les Acheteurs Air France – KLM sont largement engagés dans le respect de la responsabilité sociétale du Groupe. Dès leur entrée en fonction, ils signent un Code de déontologie comprenant les règles éthiques à respecter dans la relation avec les fournisseurs. Un rappel du Code éthique est adressé aux prescripteurs au regard de la loi anti‑corruption. Ces documents, la Charte développement durable Achats et le Code de déontologie sont accessibles sur le site Internet Achats. Cette année, le Groupe a travaillé sur la réactualisation de ces documents et un nouveau Code de Conduite va progressivement être mis en place.

Un dispositif interne a également été mis en place pour développer les compétences des acheteurs ; il comporte des formations, des séminaires ainsi que des accès en ligne permettant de connaître les bonnes pratiques environnementales. Tous les collaborateurs de la Fonction Achats ont suivi un e‑learning sur la lutte contre la corruption. Les nouveaux acheteurs sont formés aux engagements RSE de la direction, au devoir de vigilance, aux processus anti‑corruption et à un outil d’évaluation (EcoVadis).

La fonction Achats encourage le suivi continu des informations liées à la RSE (actualité, lois, événements, conférences, webinars, etc.) ainsi que le partage d’expérience.

Le plan d’actions Achats présente les engagements RSE et en font un levier d’action stratégique ; il a été communiqué aux collaborateurs et aux nouveaux arrivants. Plus que jamais, la RSE est un enjeu pour Air France – KLM qui met le développement durable au cœur de ses priorités et de ses projets : les acheteurs cherchent des fournisseurs qui peuvent aider le Groupe à progresser sur cette thématique et être force de proposition et d’innovation.

MOBILISER ET INNOVER AVEC LES FOURNISSEURS

Le Système de Management de la Relation fournisseurs (SRM) repose sur la création d’une relation partenariale à long terme avec nos fournisseurs stratégiques. Ce programme permet de mettre des sujets, tels que la responsabilité sociétale, au cœur des discussions et d’évoluer conjointement sur ces enjeux.

En Novembre 2020, s’est tenu un « Sommet Fournisseurs Air France – KLM » dont l’un des sujets principaux a été la RSE. L’objectif était de s’assurer que les fournisseurs du Groupe comprennent l’enjeu stratégique que cela représente pour Air France – KLM et pour eux. Ainsi, 67,7 % des fournisseurs du Groupe ont la RSE dans leur Top 3 de leurs ambitions stratégiques 2020 et la recherche et développement, la conformité RSE, la réduction des émissions de CO2, et les achats locaux font partie de leurs réflexions.

La Fonction Achats considère ses fournisseurs comme de véritables partenaires d’une croissance partagée. À ce titre, elle les accompagne dans la recherche de solutions innovantes et l’analyse des impacts environnementaux des produits. Lors de l’élaboration du cahier des charges, le prescripteur en coordination avec l’acheteur définit des caractéristiques environnementales et sociétales pour encourager le fournisseur à développer non seulement la performance environnementale de ses produits, mais aussi à s’engager dans une démarche de développement durable.

En France, le Groupe confie une part non négligeable de ses achats aux petites et moyennes entreprises (PME). Pour favoriser le développement des PME et des start-up, Air France adhère à des initiatives telles que la création d’un guichet de l’innovation, la participation à des incubateurs et, sur des thématiques spécifiques, adhère à l’association Pacte PME. Tous les ans, un plan d’actions est élaboré dans le cadre de nos relations avec les PME (ETI, start-up et TPE). Parmi ces actions, figurent la diminution du délai de règlement ainsi que le renforcement et le déploiement de l’innovation avec notamment un « kit start-up » pour travailler de façon plus agile avec celles-ci ou encore la réalisation de PoC (« proof of concept »).

FAVORISER UNE RESTAURATION RESPONSABLE

Une des priorités du Groupe est de développer un produit à bord toujours plus écoresponsable. Ainsi Air France-KLM développe une restauration responsable, à la fois pour les prestations alimentaires et la vaisselle utilisée.

Pour ses achats de restauration, Air France, en partenariat avec ses différents traiteurs, privilégie dans la mesure du possible les produits achetés localement, de saison et responsables. Les produits d’appellation d’origine contrôlée et protégée (AOC/AOP) font partie d’une grande sélection de produits, notamment pour le fromage. Des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique sont également offerts, en particulier pour les plateaux repas des enfants. Les produits de la mer issus d’une pêche durable font partie de l’offre de restauration.

Pour la vaisselle à bord, de nombreux critères sont considérés : poids des articles, matériau utilisé, lieu de fabrication, mode de transport, gestion de la fin de vie du matériel. Les labels environnementaux tel que FSC ou PEFC sont également privilégiés. Le choix des nouveaux articles est réalisé en collaboration avec les fournisseurs pour envisager des produits ayant le moins d’impacts environnementaux possibles, et cela avec une projection sur les années à venir.

Un indicateur de suivi permet d’évaluer la quantité de plastique à usage unique supprimé lors d’un changement de produit. Les perspectives d’élimination du plastique à usage unique à bord sont également suivies afin d’atteindre 80 % de suppression de cette matière d’ici 2025.

KLM fait le choix, dans la mesure du possible, de produits responsables et de partenaires qui partagent ses valeurs, dans le but de contribuer à l’ambition mondiale d’atteindre les objectifs de développement durable. Cette politique de restauration est centrée essentiellement sur la préservation de l’environnement dans les zones de production, sur les droits humains, sur les conditions de travail et sur le bien-être animal. Elle s’applique à tous les vols au départ de l’aéroport de Schiphol et en Europe, et, lorsque cela est possible, des produits responsables sont inclus dans les prestations à bord des vols au départ d’autres pays.

Il est important pour KLM que les ingrédients qui composent les plats, comme le poisson, le chocolat, l’huile de palme et le soja, soient responsables. Dans cet objectif, KLM est membre de la Round Table on Responsible Soy (RTRS) et Sustainable Palm Oil (RSPO) et proposent des produits certifiés à bord de ses avions, comme du poisson certifié MSC, des œufs et du poulet certifié « Better life » et du café certifié UTZ.

 

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